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Genève ne compte plus que 793 logements vacants, un plancher depuis quinze ans

Le taux de vacance genevois tombe à 0,31% au 1er juin 2026, selon l'OCSTAT. C'est la deuxième baisse annuelle consécutive et le niveau le plus faible enregistré depuis 2011.

03 septembre 2026·3 min de lecture·Rédaction Numea
Genève ne compte plus que 793 logements vacants, un plancher depuis quinze ans

Le taux de logements vacants du canton de Genève s'établit à 0,31% au 1er juin 2026, contre 0,34% un an plus tôt, selon les chiffres publiés fin juillet par l'Office cantonal de la statistique (OCSTAT). C'est la deuxième baisse annuelle consécutive et le niveau le plus faible enregistré depuis 2011, année où le taux avait touché 0,25%. En valeur absolue, 793 logements seulement étaient disponibles à la location ou à la vente à la date de référence, soit 65 de moins qu'en 2025, sur un parc qui dépasse 250 000 unités.

Le locatif concentre la tension

Le détail des chiffres dessine un marché déséquilibré jusque dans ses segments. Les 793 objets vacants se répartissent entre 111 maisons individuelles et 682 appartements. Deux maisons vacantes sur trois sont proposées à la vente, tandis que la location domine largement côté appartements : 84% d'entre eux, soit 574 objets, sont offerts sur le marché locatif. Les grands logements font figure de denrée rare, les quatre et cinq pièces étant les plus difficiles à trouver, relève la Tribune de Genève. Un logement n'est comptabilisé comme vacant que s'il est inoccupé, habitable et effectivement proposé à la vente ou à la location au 1er juin.

Cinq fois sous le seuil d'équilibre

Les économistes considèrent généralement qu'un marché du logement est équilibré à partir d'un taux de vacance proche de 1,5%. Genève en est près de cinq fois éloignée. La comparaison intercantonale enfonce le clou : au dernier relevé fédéral, Genève affichait déjà le taux le plus bas du pays, devant Zoug et Zurich, pour une moyenne suisse de 1%. La construction ne suit pas le rythme de la demande, et la pénurie, installée depuis plus d'une décennie, a cessé d'être un phénomène conjoncturel.

Un chiffre qui pèsera dans le débat politique

Cette statistique tombe à un moment sensible. Le seuil de pénurie fixé par la LDTR, soit un taux de vacance inférieur à 2% par catégorie de logements, reste très largement franchi, ce qui maintient l'ensemble du dispositif de protection du parc locatif en vigueur. Le chiffre alimentera aussi la campagne en vue de la votation cantonale du 27 septembre sur la loi 13025, qui doit faciliter la vente d'appartements à leurs locataires : sur les 793 logements vacants recensés, une centaine seulement d'appartements étaient proposés à la vente.

Prochaine échéance statistique : le relevé au 1er juin 2027. D'ici là, chaque nouvelle livraison de logements, notamment aux Eaux-Vives et dans les grands périmètres de développement, sera scrutée comme un indicateur avancé d'une éventuelle détente, que rien ne laisse entrevoir à court terme.

Sources
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